samedi, avril 19, 2008


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12 commentaires:

pierre a dit…

Ai-je rêvé?
Derrière le rideau d'arbres, la note de ce matin disparue?

Anonyme a dit…

Le texte a disparu ? Dommage, ce qu'il disait donnait du fond au regard de chacun, et aussi une légitimité dans l'alternative. Laure

Jean a dit…

Oui ,Laure ,j'ai supprimé mon texte .

En l'écrivant , je n'exposais pas qu'il ne fallait pas regarder l'arbre avec sensibilité , avec émotion , avec amour .

Trois années où j'ai mis tant de photos d'arbres ...et voila le résultat !

Bien entendu , l'arbre , symbole de la nature , est un être vivant qui nous comble par sa beauté , sa force , son ombre , ses fruits , son réconfort moral protecteur .

Je ne proposais pas , bien entendu , qu'il fallait le regarder comme si on le dissèquait en fibres , molécules , particules .

Mon intention était qu'en regardant l'arbre , il fallait se méfier de nous même , de notre première pensée qui n'est que le fruit de nos habitudes , de notre éducation , des conventions de notre société .
Qu'il faut également se méfier de nos émotions , même des émotions "esthétiques " car en voyant , avec émotion , la beauté , la grandeur de l'arbre , cela occulte tous ses autres aspects .

Mon idée était de montrer qu'en regardant un arbre , ou tout autre objet ou individu , il ne faut pas s'arreter à la première apparence , qu'il faut tenter de voir " plus loin ".

En arrière pensée , cela visait un autre objectif plus lointain .
Avec certains , Bruno en particulier , nous avions évoqué la notion de soi .

Devant la complexité de ce problème , devant sa profondeur , avant de commencer à penser à l'arbre EN SOI
il faut être capable de faire un peu le tour de différents points de vue strictements matériels ou émotionnels .

En lisant les commentaires , j'ai vu que j'avais fait fausse route , que j'avais dû mal m'exprimer puisque j'avais été incompris , que mes interlocuteurs non seulement n'avaient pas ébauché l'action de tenter de voir qu'il peut exister différents points de vue , ont ressenti le besoin d'écrire comment , en tant que personnes sensibles , artistes ,elles voyaient la nature et les arbres , comme si trois années où j'ai mis tant de photos d'arbres
ne prouvaient pas que j'avais la même sensibilité et le même amour de la nature et des arbres .

Devant un échec aussi flagrant , je retire mon texte et ne recommencerai plus .

pierre a dit…

"Etre plus dans le pourquoi que dans le comment."

annick a dit…

C'est bizare, Jean, car j ai toujours ressenti votre amour pour la nature et les arbres,
je me suis sans doûte mal exprimée,
car je partage tellement que des mille vues et plus, autant que d'êtres humains devant unfait, un être, un objet...
vieillir peut ouvrir le regard qui se dit qu'il regarde et semble voir de moins en moins car c'est bien difficile de voir...il faut bien du temps pour penser voir...
je vous souhaite une bonne soirée, Jean.

Maria-D a dit…

Quel dommage... je n'ai pas lu le texte... sur les arbres que j'aime tant... quel dommage...mais je me console face à ce rideau rouge empli de mystère et silence et qui appelle au recueillement...

Lorsque j'étais enfant j'aimais à les enlacer et les embrasser... ils étaient mes fiancés disais-je...
aujourd'hui encore parfois je me surprends à les enlacer et à coller mon oreille contre leur écorce ... et là je les entends me dire...

Je vous offre ce soir un poème que j'aime beaucoup et qui fut écrit par un vieil ami poète cher à mon coeur...

PSAUME
Heureux celui qui est apaisé
en touchant l'écorce d'un arbre
Il entend l'écho des consonnes
égrenées au cloître du vent

Il goûtera jusque dans la vieillesse
les splendeurs de son enfance :
le goût acidulé du blé en herbe
la pluie à l'odeur de craie

La béatitude est pour lui
dans la chair des humbles choses
le clin d'oeil du paradis
s'inscrit au creux des ravines

Pierre Etienne

annick a dit…

C'est magnifique MariaD, poser la main et doucement s'égratigner avec le bois, son écorce, cea remue en tout dedans...c'est tellement vrai...

Jean a dit…

Merci Annick et Maria-D , pour vos mots réconfortants !
Un grand merci à Laure qui hier soir , a été la première à me remonter un peu le moral .

Si j'ai été incompris , c'est sûrement ma faute .
Exprimer ce que l'on ressent au plus profond de soi est difficile avec des mots .

Surtout que que j'avais cru que d'utiliser des points de vue bien concrets , bien matériels , allait m'aider .
Je crois que c'est ce choix qui a peut être embrouillé les lecteurs de mon texte .
Il y avait trop de distance entre les exemples que j'avais choisis et l'arrière pensée que j'avais pour des textes futurs .

Annick , Maria-D et Laure , je vous remercie encore du fond du coeur .

Anonyme a dit…

Je suis vraiment désolée de ne pas avoir compris, en plus j'étais contente de retrouver ce blog (mais je le suis encore) et de pouvoir vous lire un peu.
Je sais comme ça fait mal. Mais il ne faut pas abandonner.
Voilà.
Moi je m'interroge maintenant, je lis trop vite, j"écris trop vite, je manque de profondeur en ne laissant que parler mes émotions. Je ne prends pas le temps, je ne prends pas de recul.
Je pense trop à moi.
Je comprends le décalage entre ces trois années et les quelques minutes à laisser un commentaire prise sur le vif

En tous cas, ça me sert de leçon mais c'est une belle leçon alors Merci.

Jean a dit…

Anonyme , je suis très touché !

Car par mon manque de lucidité dans le choix de mes arguments ,j'ai moi même incité les lecteurs à ne pas deviner mes intentions .

Moi même , j'ai écrit trop vite ,trop dans mes idées et pas assez dans une recherche de ce ressentirait le lecteur .

Mais je pense que sur ce blog , je ne tenterai plus d'échanges sur des sujets philosophiques complexes .
Par contre ,par mails personnels , ce sera avec un grand plaisir .

Anonyme , puis je avoir un indice pour savoir qui je dois remercier de ce commentaire si généreux ?

annick a dit…

C'est bizare, vous voyez, Jean, car que je n avais pas ressenti d incompréhension dans les commentaires,
j y ai plutôt ressenti des mots pour un échange, et je vous ai lu, chacun avec intérêt,

mais je pense comme vous qu'échanger sur des sujets philo sur un blog, c'est quasi impossible, en ce qui me concerne, et il me fallait l écrire:
très intéressée par l échange mais si difficile de le poursuivre en comments courts, alors mes mots s'étaient sentis frustrés de partager trop peu....sur des beaux sujets de vie.

Bonne soirée, jean,

Merciel a dit…

Il y a … instants de veritè
Chercher cette Conscience, toujours …
Sans cesse …
Elle voit, car elle comprend …
Cœur d’enfant, sagesse de l’Homme

Partager cette quête …
Car ce qui touche une conscience, en touche une autre …
Et une autre … dans un cercle renouvellé d’experiences
Qui vont vers la Conscience
C’est beau …
Merci …